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Pratique15 min1 janvier 2025

FAQ nationale du transport médical en France

Le transport médical en France est remboursé par la CPAM sur prescription médicale. Le taux est de 65 % ou 100 % selon la situation (ALD, CSS). Les modes de transport sont le taxi conventionné, le VSL et l'ambulance.

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Questions sur le remboursement

Le remboursement du transport médical par la CPAM est un sujet complexe qui suscite de nombreuses interrogations. Le taux standard est de 65 % du tarif conventionné, mais il passe à 100 % dans plusieurs situations : ALD exonérante (pour les soins en rapport avec la pathologie), accident du travail, maladie professionnelle, maternité à partir du 6e mois, CSS et invalidité.

La franchise médicale de 2 € par trajet s'applique dans tous les cas sauf pour les bénéficiaires de la CSS, les mineurs de moins de 18 ans et les femmes enceintes à partir du 6e mois. Cette franchise est plafonnée à 50 € par an. Elle ne peut pas être remboursée par les complémentaires santé.

Le tiers payant dispense le patient d'avancer les frais. Il est automatique avec les transporteurs conventionnés pour la part obligatoire. Certains transporteurs pratiquent aussi le tiers payant avec les principales mutuelles pour le ticket modérateur de 35 %.

Le délai de remboursement est de 5 à 7 jours ouvrés après réception du dossier complet par la CPAM. En tiers payant, le patient ne perçoit pas directement le remboursement : il est versé au transporteur.

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Questions sur la prescription

La prescription médicale de transport (Cerfa S3138, dit « bon de transport ») est obligatoire pour tout remboursement. Elle est établie par le médecin traitant, le médecin hospitalier ou tout médecin constatant la nécessité du transport. La prescription doit être antérieure au trajet, sauf en cas d'urgence.

Le bon de transport précise le motif (ALD, hospitalisation, AT/MP, convocation, longue distance), le mode de transport (taxi, VSL, ambulance, véhicule personnel), la destination et les dates. Pour les transports en série, le nombre de séances et la fréquence sont indiqués.

La demande d'entente préalable est obligatoire pour les transports en série de plus de 50 km aller (4 trajets sur 2 mois) et les transports de plus de 150 km aller. Le silence de la CPAM sous 15 jours vaut acceptation.

La prescription peut couvrir plusieurs trajets (transports en série). Le médecin indique le nombre total de séances et la fréquence. Une seule prescription suffit pour l'ensemble du traitement, évitant au patient de redemander un bon à chaque séance.

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Questions sur les modes de transport

Le taxi conventionné est le mode le plus utilisé (55 % des transports). Il offre un véhicule individuel, un confort de berline et une disponibilité 24h/24. Le tarif moyen est de 55 à 70 € l'aller-retour. Le tiers payant est automatique.

Le VSL (Véhicule Sanitaire Léger) est le mode le moins cher (30 à 40 € en moyenne). Il permet le transport partagé de 2 à 3 patients. Le conducteur est auxiliaire ambulancier. Les horaires sont limités aux heures ouvrées.

L'ambulance est le mode le plus coûteux (80 à 120 € en moyenne) et le plus médicalisé. Elle est réservée aux patients devant être transportés allongés ou sous surveillance. L'équipage comprend un ambulancier DEA et un auxiliaire.

Le véhicule personnel est remboursé à environ 0,30 €/km. C'est l'option la moins coûteuse pour la CPAM mais elle nécessite que le patient puisse conduire ou être conduit par un proche.

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Questions sur les droits des patients

Le libre choix du transporteur est un droit garanti. Aucun établissement, médecin ou CPAM ne peut imposer un transporteur particulier. Le patient peut changer de transporteur à tout moment sans justification.

Le transporteur est soumis au secret professionnel sur l'état de santé du patient, sa destination et la nature de ses soins. Il ne peut divulguer aucune information à des tiers sans l'accord du patient.

En cas de litige, le patient peut saisir la commission de recours amiable (CRA) de la CPAM sous 2 mois. Le recours est gratuit et peut être mené sans avocat. Le tribunal judiciaire peut être saisi en dernier recours.

L'accompagnement par un proche peut être prescrit par le médecin si l'état du patient le justifie. L'accompagnant voyage sans surcoût en taxi conventionné. Pour les longs trajets, le billet de l'accompagnant peut être remboursé.

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Questions sur la réforme 2025

La réforme 2025 introduit le transport partagé obligatoire pour les soins itératifs à partir du 1er janvier 2026. Les patients effectuant des soins réguliers (dialyse, chimio, radiothérapie) devront partager leur véhicule avec d'autres patients, sauf dérogation médicale.

Des dérogations sont prévues pour les patients immunodéprimés, handicapés, souffrant de troubles psychiatriques, en soins palliatifs ou âgés de moins de 16 ans. Le médecin prescripteur décide de la dérogation sur le bon de transport.

Les plateformes numériques de réservation et la dématérialisation du bon de transport sont également prévues par la réforme. Le format papier restera possible pendant la période de transition.

Le libre choix du transporteur est maintenu par la réforme. Le patient choisit librement son transporteur conventionné, qui doit être en mesure d'organiser le transport partagé si prescrit.

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