Transport assis professionnalisé (TAP) : tout comprendre
Le transport assis professionnalisé (TAP) regroupe le taxi conventionné et le VSL. Il est prescrit pour les patients pouvant se déplacer en position assise. Le TAP représente 75 % des transports médicaux en France.
Qu'est-ce que le transport assis professionnalisé ?
Le transport assis professionnalisé (TAP) est un mode de transport sanitaire destiné aux patients capables de se déplacer en position assise, avec ou sans aide. Il regroupe deux types de véhicules : le taxi conventionné CPAM et le VSL (Véhicule Sanitaire Léger).
Le TAP représente environ 75 % des transports médicaux remboursés en France, devant l'ambulance (25 %). C'est le mode de transport prescrit par défaut pour les patients autonomes ou semi-autonomes se rendant à des consultations, des examens ou des soins itératifs.
Le médecin prescrit le TAP lorsque le patient peut s'asseoir normalement, ne nécessite pas de surveillance médicale pendant le trajet et ne risque pas de chute ou de malaise grave. Le choix entre taxi conventionné et VSL dépend du confort souhaité, des horaires et de la possibilité de transport partagé.
Taxi conventionné ou VSL : lequel choisir ?
Le taxi conventionné offre un véhicule individuel, un confort de berline, une disponibilité 24h/24 et un chauffeur formé au transport de personnes fragiles. Il coûte en moyenne 55 à 70 € l'aller-retour. Il est idéal pour les patients souhaitant un transport confortable et discret.
Le VSL propose un transport plus économique (30 à 40 € en moyenne) avec la possibilité de transport partagé. Le véhicule est équipé de matériel médical de base. Il est principalement disponible aux heures ouvrées. Il est adapté aux patients acceptant le transport partagé.
Le médecin prescripteur détermine le mode de transport le plus adapté. Le patient ne peut pas modifier unilatéralement le mode de transport prescrit. Pour passer du VSL au taxi (ou inversement), une nouvelle prescription est nécessaire.
Conditions de prescription du TAP
Le TAP est prescrit lorsque le patient remplit les conditions de remboursement du transport médical (ALD, hospitalisation, accident du travail, etc.) et que son état de santé permet le transport en position assise. Le médecin coche la case « transport assis » sur le bon de transport.
Le TAP ne nécessite pas de condition médicale aussi stricte que l'ambulance. La majorité des patients se rendant à des soins programmés relèvent du TAP. Seuls les patients devant être transportés allongés ou sous surveillance relèvent de l'ambulance.
La prescription de TAP précise le mode de transport (taxi ou VSL) et peut mentionner des contraintes particulières : transport individuel (contre-indication au partage), véhicule PMR (fauteuil roulant), accompagnant nécessaire.
Évolution du TAP avec la réforme 2025
La réforme 2025 impacte principalement le TAP via l'obligation du transport partagé pour les soins itératifs. Le VSL est naturellement adapté au transport partagé avec ses 3 places patient. Le taxi conventionné devra éventuellement proposer des véhicules plus spacieux pour accueillir 2 patients.
Les plateformes numériques de réservation mises en place par les ARS ciblent principalement le TAP, qui représente les trois quarts des transports. L'optimisation du TAP (transport partagé, réservation en ligne, planification automatisée) est au cœur de la réforme.
Besoin d'organiser vos transports médicaux ?
MediTrajet simplifie la réservation et le suivi pour les patients, établissements et transporteurs.
Découvrir MediTrajetQuestions fréquentes
À lire aussi
Guides associés
Réservez votre transport médical
Sans avance de frais · Conventionné CPAM · Tiers payant
Réserver un transport