Transport partagé obligatoire 2026 : ce qui vous attend
À partir du 1er janvier 2026, le transport partagé devient obligatoire pour les soins itératifs (dialyse, chimio, radiothérapie). Les patients partagent un VSL ou un taxi avec d'autres patients, sauf dérogation médicale.
L'obligation de transport partagé au 1er janvier 2026
Le décret de février 2025 fixe au 1er janvier 2026 l'entrée en vigueur de l'obligation du transport partagé pour les soins itératifs. Les patients effectuant au moins 4 transports de plus de 50 km aller sur 2 mois pour un même traitement devront partager leur véhicule de transport avec d'autres patients.
Cette obligation concerne les transports en VSL et en taxi conventionné. Les ambulances ne sont pas concernées car elles transportent des patients nécessitant un transport allongé, incompatible avec le partage. Le véhicule personnel n'est pas non plus concerné.
Les prescriptions de transport établies à partir du 1er janvier 2026 devront mentionner explicitement si le transport partagé est prescrit ou si une dérogation médicale est accordée. Les prescriptions antérieures à cette date ne sont pas concernées.
Quels soins sont concernés ?
Les soins principalement concernés sont la dialyse (3 séances/semaine), la radiothérapie (séances quotidiennes sur plusieurs semaines), la chimiothérapie (séances régulières sur plusieurs mois), et la rééducation fonctionnelle intensive (séances plurihebdomadaires).
Plus largement, tout traitement itératif nécessitant au moins 4 transports de plus de 50 km aller sur 2 mois est concerné. Cela peut inclure la kinésithérapie en centre, les soins de suite ambulatoires, ou les traitements psychiatriques en hôpital de jour.
Les transports ponctuels (consultation unique, hospitalisation, urgence) ne sont pas concernés par l'obligation. Les transports de moins de 50 km aller ne sont pas non plus concernés, même s'ils sont itératifs.
Les dérogations en 2026
Le médecin prescripteur peut accorder une dérogation au transport partagé pour les patients dont l'état de santé est incompatible avec le partage du véhicule. La dérogation est individuelle et médicalement justifiée. Elle est valable pour la durée du traitement prescrit.
Les motifs de dérogation reconnus incluent : l'immunodépression sévère (chimiothérapie, greffe), les troubles psychiatriques (anxiété sociale, agoraphobie), le handicap lourd (fauteuil roulant encombrant, appareillage), la douleur chronique, et les soins palliatifs.
Les enfants de moins de 16 ans accompagnés d'un parent bénéficient d'une dérogation automatique. Les patients en soins palliatifs sont également exemptés automatiquement. Aucune justification médicale supplémentaire n'est requise pour ces deux catégories.
Comment se préparer en tant que patient
Si vous effectuez des transports itératifs, renseignez-vous dès maintenant auprès de votre transporteur conventionné sur sa capacité à organiser le transport partagé. Certains transporteurs mettent déjà en place des tournées de transport partagé pour anticiper l'obligation.
Discutez avec votre médecin de votre éligibilité à une dérogation si vous pensez que le transport partagé n'est pas adapté à votre situation. Le médecin évaluera votre état de santé et vos besoins spécifiques pour décider de la dérogation.
Le transport partagé peut être une expérience positive : de nombreux patients apprécient le lien social avec d'autres patients partageant une situation similaire. Gardez l'esprit ouvert et testez le transport partagé si vous n'avez pas de contre-indication.
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